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De la vigne à Segré


Vendredi 13 juillet 2012, en plein festival des Foliklores, la commune de Segré a renoué avec son passé viticole en plantant 250 pieds de vignes sur la falaise, le long du quai Lauingen.


Un cortège d’une soixantaine de personnes est parti de la mairie sous la pluie vers le quai de Lauingen. Perchés sur la falaise, les membres de la Confrérie et les futurs frères ont planté symboliquement les derniers pieds de vignes avant de dévoiler une plaque commémorative. Le retour à la mairie était animé par la clique des Sapeurs-Pompiers de Segré.

En salle d’honneur et au cours d’une cérémonie très pittoresque, Gilles Grimaud, maire, Mireille Tisserand et André Lefort, conseillers municipaux, Sylvia Agnolin (Italie) et Mario Garcia Siani (Paraguay) sont entrés dans la Confrérie qui fête, cette année, ses 60 ans d’existence.

Une convention entre la mairie et la Confrérie des fins Gousiers répartit les missions pour veiller sur ces 250 pieds de vignes…en attendant la première vendange.

Le vendredi 20 septembre 2014, la première vendange eu lieu sur le coteau, la vigne particulièrement bien entretenue par les services techniques a porté de nombreuses grappes.

La vigne à Segré - notice réalisée par les Archives Départementales de Maines-et-Loire

Selon les différentes études consacrées à la viticulture en Anjou notamment celle du docteur Maisonneuve publiée en 1926, confirmée par des documents conservés dans les collections des Archives départementales de Maine-et-Loire, la culture de la vigne était présente un peu partout en Anjou dès l’occupation romaine. Toutefois il fallut attendre très longtemps pour que les procédés de vinification puissent permettre la conservation et le transport du vin. Dans les aveux féodaux, archives civiles ou ecclésiastiques, on retrouve souvent la mention d’une pièce de vigne, mais la consommation restait très localisée.

Le segréen n’a jamais eu de vocation viticole et l’importance de son vignoble est resté toujours très modeste surtout si on le compare à la production de cidre. A titre d’exemple l’enquête de 1901 indique pour la ville de Segré une quantité de 350 hectolitres de vins pour 1100 hectolitres de cidre. Toutefois dans la copie d’un acte de 1232 relatif à l’abbaye de Pontron, il est fait état que l’évêque d’Angers, Guillaume de Beaumont, fait connaître que Thibaud de Segré a vendu aux moines deux arpents de vigne et un demi pressoir à la Minétrie et sur la terre des Aulnais dans les paroisses de la Madeleine et de Saint-Aubin-du-Pavoil. En 1543 dans un aveu rendu par Guy d’Espinay, seigneur de Segré à la baronnie de Château-Gontier, il est fait état d’un clos de vigne appelé le clos de la Salle, contenant trois quartiers de vigne ou environ situé près le château de Segré, à la Rouèrie et de deux autres quartiers au lieu de l’Alleu. Un second aveu rendu en 1781ne fait plus mention de vigne, mais il est très probable qu’il en existait encore mais de manière diffuse dans différentes pièces de terres sous une dénomination plus générale. Ce fut peut-être le cas lors de l’élaboration du cadastre dit napoléonien de 1826, les vignes ne sont pas précisées mais probablement incluses dans une autre catégorie d’occupation des sols. Michel Renou, auteur du livre intitulé « Les Pressoirs de la République » indique : « Dans le nord-ouest de l’Anjou, on ne retrouve plus à la fin du XVIII e que de rares vestiges du vignoble qui avait été suffisant pour la consommation particulière jusqu’à près le Moyen Age, le début du XVIIe siècle figurant comme l’apogée.
En 1789, pour tout l’arrondissement de Segré, on ne trouve plus que 619 hectares. L’hiver rigoureux de 1709 surtout la répétition d’accidents climatiques en 1776, 1781 et 1787 contraignirent les vignerons de la région segréenne à arrêter cette activité devenue trop aléatoire au regard de la qualité des produits obtenus. » . Cette situation perdurera pendant tout le XIX e siècle et la reconstitution du vignoble due à la crise du phylloxéra n’eut que peu d’impact dans le segréen.

En 1897 il est indiqué que pour Segré la surface de la vigne est de 5 hectares pour une production de 46 hectolitres de vin rouge et 60 hectolitres de vin blanc par hectare.

L’annuaire de 1923 indique qu’il y a à Segré trois viticulteurs :
- de la Borde route de Pouancé,
- Blin aux Raisins,
- Jagot route de Château-Gontier. Toutefois il n’est pas précisé si ceux-ci sont véritablement propriétaires-viticulteurs ou s’ils exercent une autre activité connexe comme négociant ou grossiste. Le cadastre viticole de 1963 précise que la culture de la vigne à Segré couvre une surface d’un peu plus de trois hectares et que les cépages présents sont : le baco, le bertille, le couderc, le gaillard, le seibel et le seyve-villard. Une seule exploitation offre sa production à la vente, trente autres cultivent la vigne que pour une consommation personnelle et familiale. Le recensement viticole de 1970 indique que seul un hectare de vigne existe sur la commune de Segré réparti sur 26 parcelles et exploitations agricoles différentes, aucune commercialisation ne se fait.




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